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Festival des Bars en Trans 2007 : Photos, interviews artistes et organisateurs, comptes-rendus concerts, anecdotes coulisses...

EQUIPE      
IEP Rennes (Rédac.)
Fac Musicologie (Rédac)
Alexis Billiet (Coord.)
Erwan Louyer (Volubilis)

Frédéric Gille (Assist.)
Samuel Degasne (Resp.)

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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 23:12

Le Dejazey. Ambiance calme, concert dans la salle arrière, intimiste.

le-dejazey---the-missing-season-16.jpg Ouverture de la soirée avec The Milk, « groupe » composé de la Rennaise Soazig Le Lay, de son violoncelle, de sa guitare au gros son saturé et de sa pédale de loop. Débutant son set avec quelques morceaux de taille conséquente, The Milk impose d'entrée la structure que l'on retrouvera sur la plupart des compositions : une rythmique née de percussions énergiques sur le bois du manche, à l'aide de la main, de l'archet ou même du menton, à laquelle elle ajoute, le temps de passer le strap autour de son cou, le son à la fois rugissant et sensuel de sa guitare ; un curieux et excitant mélange que l'on retrouve aussi dans le chant. Après quelques morceaux, le mélange de fragilité et de provocation punchy de l'ensemble a littéralement charmé le public.

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Place ensuite à un folk envoûtant fait de guitares, de banjo et d'harmonica avec The Missing Season. La séduction est d'un tout autre ordre : c'est celle du sentiment exprimé sans mièvrerie mais avec de somptueuses harmonies vocales évoquant un Simon&Garfunkel descendu d'une octave. Assis de chaque côté de la scène, Marin et Nicolas ont transporté la salle entre rêve et mélancolie, enchaînant quelques unes de leurs compositions originales telles que « Unwanted Truth » ou « Frail Legs », concluant leur set par une très réussie réinterprétation folk du « There Is A Light And It Never Goes Out » des Smiths, acclamée par tous.


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Par Mathieu Derrien & Guillaume Novello - Publié dans : Comptes-rendus de concerts
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 22:24

Interview de Nicolas Foucher, gérant d’un café-librairie rennais

cour-des-miracles.jpg Parle-nous un peu de ton bar...
Nous avons
ouvert depuis 6 mois rue de Penhouet. Nous voulions créer un lieu où l'on peut lire, parler de littérature en toute convivialité, et ce, autour d'un verre.

Quel est votre rôle pendant le festival ?

Nous accueillons Radio Campus Rennes, qui réalise des interviews d’artistes dans un cadre sympa et chaleureux. (Rires) Par manque de temps, nous n'avons pas pu nous intégrer complètement dans le festival. Mais ce n'est que partie remise pour 2008 ! Étant trop petits pour organiser des concerts, nous avons pour projet d'organiser des apéros-dédicaces avec des auteurs en lien avec le monde de la musique. Ce sera un complément sympa aux concerts, qui permettra à tous, public, presse et musiciens de se rencontrer dans un lieu plus posé.


Que vous évoque les Bars en Trans ?

J'aime énormément ce festival, parce que tout en nous offrant une programmation de grande qualité, il a gardé un côté « off », avec une atmosphère très particulière. C’est beaucoup plus intimiste que dans les grandes salles de concert. Et puis surtout, ils sont restés dans le centre de Rennes où l'ambiance est incomparable !

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Par Alexis Billiet - Publié dans : Chroniques off
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 20:03

D’entrée, les Bars en Trans marquent le ton avec l'arrivée du bus vintage place Sainte Anne. Déjà présent l'année dernière, il se fait d‘autant plus remarquer aujourd'hui avec ces affiches et ces parasols…

PC060048.JPG Pas de doute ! L’autocar vous plonge directement dans l'ambiance jeune et décontractée du festival. Et face aux deux jeunes hommes de l’accueil (Ndla : Mael, sans ë, s'il vous plait, et Vincent) on est tout de suite en confiance.

Premières constatations : l'installation n'en est pas encore finalisée, mais les préparatifs se déroulent dans la bonne humeur. Pour preuve, en attendant l’électricité, Mael affirme qu’il y aura demain une boule à facette, tandis que Vincent prétend que c’est une machine à fumée qui accueillera les visiteurs. Les deux bénévoles distribuent les programmes à qui le demande et offrent même quelques cds aux plus fervents. Mais leur mission ne s’arrête pas là. Recrutés pour deux jours, les deux compères s’occupent aussi de bichonner certains groupes et leur matériel.

Tout se met en place tranquillement. Les deux programmateurs affinent les détails de dernières minutes. François, le directeur technique du festival, est lui, plongé dans un mutisme qui en dit long. Le temps presse et chacun s’affaire. Le coup d’envoi est proche et les jauges limitées se remplissent à vue d’oeil !

Un conseil : si vous n’avez pas encore réservé auprès de Ticketnet ou des bars payants, il reste encore des places à vendre dans le bus…

> Ticketnet


Par Alexandre Berthaud - Publié dans : Portraits organisateurs
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /Déc /2007 19:01

La Fédération des Radios Associatives Rock, ce sont 23 radios associatives réparties entre la France, la Belgique et le Canada. Rencontre avec Dominique et Stiff, respectivement président et directrice.

ecouteur.jpg Depuis combien de temps êtes-vous partenaires des Bars en Trans ?
Oula ! Ca fait combien de temps que ça existe ? (Rires) Nous l’avons toujours été au fond, mais ça fait 6 ans que nous sommes partenaires. La programmation nous plaisait. C’est véritablement un domaine de découvertes francophones qui participent à l’animation de la ville depuis le déménagement des Transmusicales à l’extérieur.


Le public breton a-t-il une spécificité ?

Quoi ? Mais Rennes, ça n’est pas en Bretagne ! (Rires) Non, les gens sont incontestablement plus rock ! On sent que le public est plus réceptif et spécialisé. Mais c’est normal… Il y a ici un historique important de cafés-concerts. La vie des bars a toujours été très intense avec un réseau très actif. Les acteurs sont aussi anciens que les salles et collaborent donc ensemble depuis longtemps. Il faut avouer aussi que la ville est très jeune et qu’il existe une longue tradition festive.


Que pensez-vous de la nouvelle économie du disque ?

On sent qu’il y a une volonté de faire du politiquement correct. On se rappelle d’ailleurs le scandale qui avait entouré le couvre-feu imposé aux bars. Pour nous l’important, c’est que l’artiste décide de sa musique et de ses moyens de diffusion. De toute façon, nous sommes garants d’une façon de faire, pas d’un objet. Du vinyle en passant par la cassette, l’histoire montre qu’on ne peut pas lutter contre la technologie. Le réseau, ça c’est important.


Quelle votre actualité ?

Nous allons effectuer notre premier direct en simultanée pendant 3 jours pour les Transmusicales sur 16 radios. Nous ne pouvions pas le faire avant car nous n’avions pas la technologie. Mais maintenant, c’est bon… (Rires) Il y avait eu quelques précédents avec Sol FM et Canal B. C’est beaucoup de travail au final. Dommage, car nous aurions aimé le faire avec nos autres partenaires : Printemps de Bourges, Eurockéennes, Europavox et Dour.


Pour conclure, la FeraRock est-il toujours aussi rock qu’à son origine ?

Nous avons toujours défendu l’esthétisme rock dans tous les sens du terme. C’est donc large… Certains rappeurs sont par exemple très « rock ». Et puis, à l’époque, le mot « musiques actuelles amplifiées » n’existait pas. On pourrait s’appeler la « Ferama », mais c’est moche… (Rires)

>
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Par Samuel Degasne - Publié dans : Partenaires
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 11:14

sfr-edito.jpg




Ils sont nombreux à être passés ici.
Nombreux à s’y être fait connaître. Et chaque soir, c’est la même rengaine : des attaques rageuses des cordes, des clapotis électro, deux balles folk dans le bastos et quelques roucoulades plaintives pour le dessert. Sentiment d’urgence. De tension. Course contre le rythme et les styles. La révolution ? C’est ici. Dans le centre-ville rennais. Et ça fait 22 ans que ça dure.

On se titille à l’hormone. On s’hydrocute à l’émotion. On revendique son amour pour la vie à coup d’uppercuts dans les gencives. Yaourt dans la bouche, pantalon slim, essences viriles, mèches dégoulinantes ou invectives provocatrices… Qu’importe. La sincérité est là, insolente et obscène, et elle se vit en live. Incontestablement. De quoi vous renvoyer dans les cordes, avec un goût de liberté et de souffre sur les lèvres. 

Allons donc, oubliez vos préjugés sur la nouvelle scène française. Ici, ça griffe, ça mord et ça se fait les dents pour reprendre le pouvoir. Ca taillade les riffs dans un gigantesque jukebox schizophrène, la jarretelle aguicheuse et l’œil libéral. Ca vous fait claquer la larme ou le talon selon l’humeur et explose votre vécu à renfort de missives survoltées. Car oui les Bars en Trans, véritable festival dans le festival, c’est tout ça à la fois. 

Et qu’on se le dise… Cette année ? C’est pire. 

 

Par Samuel Degasne - Publié dans : Edito
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